une manifestation ethnique durement réprimée à Addis Abeba

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(RFI)-En Ethiopie, plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et parfois sévèrement battues samedi 6 août, lors d’une manifestation contre le gouvernement à Addis Abeba, la première dans la capitale éthiopienne depuis le début d’une vague de protestation de la part des Oromos et des Amharas, les deux principales ethnies du pays.
L’appel à une journée de colère ce samedi en Ethiopie a été lancé par des activistes Oromos, « pour tester si le gouvernement éthiopien allait les laisser manifester pacifiquement », ont-ils dit, comme l’ont fait les Amhara la semaine dernière dans le nord du pays.
La réponse a été brutale. A Addis Abeba les quelques centaines de manifestants ont été rapidement dispersés et roués de coups. Nous avons constaté plusieurs dizaines d’arrestations. D’autres rassemblements ont eu lieu dans toute la région oromo. On parle de dizaines de tués, mais cela est impossible à vérifier pour l’instant.
Manifestations interdites
Le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn avait interdit ces manifestations et autorisé la police a employer tous les moyens nécessaires. Dès vendredi 5 août au soir, l’accès aux réseaux sociaux était bloqué en Ethiopie et l’internet inaccessible toute la journée de samedi.
Les manifestants Oromos contestent la main de fer du régime qui dirige l’Ethiopie depuis 25 ans. Ils sont rejoints depuis quelques semaines par des activistes de la région Amhara, la deuxième ethnie du pays, qui ont lancé de nouveaux appels à manifester pour les prochains jours.

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